• Il faut de tout pour faire un monde

     

     

    Il faut de tout pour faire un monde. Il faut des mauvaises herbes pour faire un compost. Il faut de tout pour faire taire le silence. J’ai la tête en savane et mes peurs restent cachées derrière de savantes routines.

     

    J’ai des mots en réserve. Ils vont s’échapper et courir sur l’article sans volonté d’alignement. D’ailleurs la volonté s’est elle aussi échappée devant les murs qui se montent de plus en plus hauts, plus laids les uns que les autres. Il y a aussi ce « Je » qui va se promener pour faire bonne figure, entre les lignes dressées devant vos yeux, cachés eux par l’écran.

     

    Voici donc ces lambeaux d’écriture prendre la lumière le temps d’un passage, de vous admirables lecteurs, à qui je souhaite une année pleine de vie, de sens, d’amour léger, de solides partages….

     

    L’esprit a des yeux d’écureuil quand Gilbert Cesbron se penche sur son journal sans date. Ce qui sert ou plaît à l’un, l’autre le rejette. Les individus sont de bien complexes personnes. J’ai mal à mon collectif solidaire. Je me demande parfois si l’essentiel n’est pas ailleurs, ailleurs aux carrefours des beaux secrets. Combien de temps faut- il pour apprendre l’éternité ? Peut être ces pauvres au regard absent, près de Bouillon Chartier hier soir, en savaient bien plus  sur cette démesure question. Et toutes ces libertés encore riantes, le savent elles encore ?

     

    Toutes ces peurs, peur de lasser, de déjà trop deviner, de passer de vie à trépas, de savoir nos meilleurs inéluctables… La routine pour le simple seulement comme un chemin de vie.

     

    Vois -  tu encore ces brindilles allumer ton feu intérieur ? Aimer et être au présent. Sans doute trop de sirop dans mon verre, dans nos verres ! Aimer sans paraître. Continuer de jardiner en silence. Avec les canards sauvages et mes copains rouge gorge faire paix profonde et ensemble, s’unir au monde…

     

    Beaucoup de tragédiens dans le train pour St Lazare. Yahya cherche un lit. Mathieu parle du Japon. Des complicités plissent les yeux entre belles personnes aux quatre coins du wagon…

     

    Oui, j’ai vu le temps de très près : il joue avec chacun d’entre nous, à cache-cache, on lui courre après, il courre après nous et nous dépasse. Certains tombent et se relèvent ; d’autres se couchent alors et s’éteignent près de ceux qui restent encore debout.

     

    Des larmes de pluie se cognent aux carreaux. Il se dégage comme une brume humaine qui cherche sa route…

     

    Ensemble et Bonne Année 2019

    Il faut de tout pour faire un monde

     

     


  • Commentaires

    1
    Vendredi 4 Janvier à 15:00

    Le cycle de la vie et de la mort. Ceux qui s'éteignent entourés des leurs sont chanceux....

    Pace et Salure.

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