• l'orage - Henri Cueco

    J’écris sous la dictée d’un orage tournoyant sous mon toit d’ardoise, ma caverne. L’orage parfois s’éloigne, boudeur, puis revient de toute sa rage. Il pleuviote et puis soudain c’est le flot égrené de percussions subtiles qui dessinent la toiture entière. Maintenant c’est un roulement comme un avion perdu, emporté par un vent de tempête. La lumière clignote, le téléphone tinte. Le tonnerre reprend de partout, ne finit pas les coups qu’il annonce, orchestre affairé. Puis, il roule, creusant la nuit comme s’il se calmait. La pluie reprend sa grenaille, le tonnerre emplit le ciel gigantesque. La pluie, à flot de cascade, coup de canon, lumière brisée. Entrevues par une lucarne, des zébrures bleuâtres qui partagent le ciel et vont fendre la terre. L’orage roule, sa férocité diminue, quelques griffures encore de la bête bleue qui envahissent l’espace, lui offrant une lumière de mort qui le pétrifie.


  • Commentaires

    1
    Mardi 22 Janvier à 13:19

    https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/art-litterature/peinture/2017/03/15/le-peintre-henri-cueco-en-quelques-mots_12322087.html

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