• La marche - Rimbaud

     

    La marche

    Dans  Enfance, Rimbaud écrit : «  Je suis piéton de la grande route qui passe par les bois nains ; la rumeur des écluses couvre mes pas. Je vois longtemps la mélancolique lessive d'or du couchant. »

     Verlaine l'appelle l'homme aux semelles de vent. Mallarmé dit de lui que c'est un passant considérable.

    Puissions tous marcher vers notre liberté intérieure et ouvrir les chemins des autres qui en manquent cruellement..

     


    1 commentaire
  •  

     

    Poème sur la jeunesse

     

     

     

     

     

    La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’effort sur l’amour du confort.

     

    On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce que l’on a déserté son idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l’âme.

     

     

     

    Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui lentement font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort ;

     

     

     

    Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille, il demande comme l’enfant insatiable : et après ? Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.

     

     

     

    Vous êtes aussi jeune que votre foi, aussi vieux que votre doute, aussi jeune que votre espoir, aussi vieux que votre abattement.

     

     

     

    Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif à ce qui est beau, bon et grand, réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.

     

     

     

    Si un jour votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

     

     

     

    Samuel Ullman

      Samuel Ullman - la jeunesse

     


    votre commentaire
  • Les paroles me manquent pour dire à quel point m’émeut

    l’inexprimable accueil que me fait le généreux peuple de Paris.

    Citoyens, j’avais dit : Le jour où la république rentrera, je rentrerai.

    Me voici.

    Deux grandes choses m’appellent.

    La première, la république. La seconde, le danger.

    Je viens ici faire mon devoir.

    Quel est mon devoir ?

    C’est le vôtre, c’est celui de tous.

    Défendre Paris, garder Paris.

    Sauver Paris, c’est plus que sauver la France,

    c’est sauver le monde.

    Paris est le centre même de l’humanité. Paris est la ville sacrée.

    Qui attaque Paris attaque en masse tout le genre humain.

    Paris est la capitale de la civilisation, qui n’est ni un royaume,

    ni un empire, et qui est le genre humain tout entier dans son passé et dans son avenir.

    Et savez-vous pourquoi Paris est la ville de la civilisation ?

    C’est parce que Paris est la ville de la révolution.

    Qu’une telle ville, qu’un tel chef-lieu, qu’un tel foyer de lumière,

    qu’un tel centre des esprits, des cœurs et des âmes, qu’un tel cerveau

    de la pensée universelle puisse être violé, brisé, pris d’assaut, par qui ?

    par une invasion sauvage ? cela ne se peut.

    Cela ne sera pas. Jamais, jamais, jamais !

    Citoyens, Paris triomphera, parce qu’il représente l’idée humaine

    et parce qu’il représente l’instinct populaire.

    L’instinct du peuple est toujours d’accord avec l’idéal de la civilisation.

    Paris triomphera, mais à une condition :

    c’est que vous, moi, nous tous qui sommes ici,

    nous ne serons qu’une seule âme ; c’est que nous ne serons

    qu’un seul soldat et un seul citoyen, un seul citoyen pour aimer Paris,

    un seul soldat pour le défendre.

    À cette condition, d’une part la république une,

    d’autre part le peuple unanime, Paris triomphera.

    Quant à moi, je vous remercie de vos acclamations

    mais je les rapporte toutes à cette grande angoisse

    qui remue toutes les entrailles, la patrie en danger.

    Je ne vous demande qu’une chose, l’union !

    Par l’union, vous vaincrez.

    Étouffez toutes les haines, éloignez tous les ressentiments,

    soyez unis, vous serez invincibles.

    Serrons-nous tous autour de la république en face de l’invasion,

    et soyons frères. Nous vaincrons.

    C’est par la fraternité qu’on sauve la liberté.

    Victor Hugo ( à son retour d'exil à l'avènement de la République)

      


    votre commentaire
  • " Sur les yeux clos des ères, les cernes de la terre.

    Remords du feu. Pleurs et fleurs

    des silices aux calices des laves.

    Méandres de la mémoire éteinte des volcans.

    Ocelles. Ocelles irisés.

    Du temps qui nous regarde."

     

    photo personnelle : Mareil sur Loir


    votre commentaire
  • En attendant les résultats du labo, je lis " A l'orée du pays fertile", un livre emprunté à la bibliothèque. C'est vrai que la poésie est au début des choses. Moi aussi, jeune dans le pays de Loir, sensible déjà, sensibilité revendiquée toujours, je me faisais des joies rien qu'à marcher, discuter avec les grands, me cacher dans les coins de la ferme et observer tout ce qui bougeait ou non. Je regarde  et contemple toujours autant, jusqu'à ce que la corneille se soit enfuie dans l'autre jardin. Je me réfugie  aussi dans le tilleul du Pontquoi et dans le chêne de fausses reposes. J'aime l'action surtout quand elle se pare de mots qui 'accompagnent au sang riche d'énergie. Ces mots qui nous font et nous portent. Ces mots qui font le monde et la mer. Coureur d'horizons et de lignes d'encre

    Jacques Laccarière - A l'orée du pays fertile - mes extractions

    je me fais terre et poussière.

    Ensemble


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique