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    Ils vivent.

    ils vivent mais jusqu’à quand

    C’est l’hiver avec ces grands bras aux arbres qui tombent sur la chaussée. Des mains et des doigts coupés tombent dans des paniers fabriqués par des enfants. Le spectacle de la mort et des révoltes me glace. L’écriture, ma sœur semble me protéger.

    Je ne sais pas écrire, pourtant je place des mots les uns derrière les autres comme les autres.

    Ils vivent encore. La mer engloutit des corps et des corps et les marées pleurent contre les rochers.

    Je ne sais pas combien de temps encore, le monde va tenir cette cadence et cette cacophonie. Ils vivent mais mal. Pourtant, pourtant, les lumières éclairent si forts les devantures, les édifices sportifs, les parlements absents…

    Ils vivent et font terriblement semblants. Ils vivent de peu mais peu d’égards et de retenues. Tout s’étale même les sentiments les plus froissés.

    Où est donc la retenue ? Le simple respect d’essayer d’être homme ou d’évoluer est encore à notre mesure. C’est si difficile d’être homme ? Oui, quand tout se banalise, se vend et se jette. Ils vivent et cherchent une place pour dormir, pour être à côté de leurs frères et vivre comme eux. Ils vivent  ?

    Ensemble.

     


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    « Il n’existe dans toute l’histoire humaine, aucune société, si démunie sur le plan matériel qu’elle puisse être, qui se soit passé de l’art. » . Il y a des idées et des dessins à mettre en partage.

     

     

     

     

     l’homme se conçoit en partie par ‘interdit de sa part d’animalité qui le nie.

     

    En ces temps encore de barbarie, de sauvagerie et d’incompréhension ; il y a des sciences et des principes et l’essentiel à partager.

     

     

    conversations ( texte de février 2015)

     

     

    Ici déjà, un vol de la fauvette à tête noire, un regard vers le rouge-queue à front blanc, une lecture des textes de Théodore Monod, de Giono, de Genevoix, d’Edgard Morin,

     

     

     

    Un pas encore pour nous aider à faire équilibre d’existence.

     

     

     

    Un Mélange de  toutes les terres pour faire le jardin universel.

     

     

     

    Suspendre le temps à votre sourire…

     


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    C’était la belle époque. C’était celle où l’homme ne manquait pas d’aplomb et regardait le monde droit dans les vagues. C’était le temps ou les adultes mettaient du plomb dans la tête de l’enfant pour qu’il trouve l’équilibre. C’      était un temps qui savait regarder les minutes, comprendre les heures et les saisons. Heureuse et pleine, avec ses artisans dans les cours et les échoppes, avec des hommes dans les champs et des bancs occupés par des personnes qui savaient apprécier les dernières lueurs.

     

    C’est la belle époque quand nous pouvons dire les choses et les condamner s’il le faut. Nous pouvons encore ouvrir nos fenêtres et voir l’horizon, mais alors pour que cela dure, sans doute devons nous nous préoccuper des grands choix qui plombent déjà et plomberont les ans à venir.

     

    Il n’est jamais trop tard pour ressortir nos soldats de plomb pour refaire vivre les ans avec nos enfants et prendre le temps d’expliquer et d’aimer les temps à vivre…

    toutes les époques


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    Anne- Si

     

      La femme, aux cheveux noirs, assise dans le wagon de tête prit  une grande respiration et porta son regard au fond de sa vie. Paris pleurait encore, noyée au fond de ses brumes.

     Le TGV lancé comme une balle emportait Anne-si vers les intimes engagements de sa jeunesse.

     Elle tenait ses prises de notes entre ses mains, encore étonnée des mots qu’elle avait couchés sur les feuilles, à l’écriture serrée. Les conversations de la journée passaient de l’hémisphère gauche à l’hémisphère droit sans qu’aucun péage ne barre le passage. Elle écoutait battre son cœur. Une forêt de chênes  tenait encore bon au creux de ses souvenirs. Tandis que la nuit installait ses voiles aux cimes des grands arbres, elle poursuivait sa lecture appliquée, et retint ses larmes dans une inspiration profonde.

     

    Elle avait raconté un bout de sa vie sans jamais faire allusion aux grandes indifférences qui la minaient à petit feu. Dieu  pourtant qu’elle était forte, à gravir les longues côtes à vélo ; forte à tenir tête à celui qui méprisait les personnes de simple condition. Elle fixa la montre de son regard clair et prit un Mont blanc dans son sac à mains en cuir des Vosges. C était décidé, elle bâtirait un plan d’actions, bien décidé à reprendre le temps qui lui appartenait. Pas de rapport de forces, juste un droit à un rapport équilibré aux lignes directrices, soutenues par l’intime conviction de son bon droit.

     

    Ensemble

     

     


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    A nos vies

        

    A toi qui prépare de beaux souvenirs pour tes enfants

     

    A toi qui fait honneur à la conscience humaine

     

    A toi qui parle de jardins et de couleurs des âmes

     

    A toi commandant qui porte la liberté plus loin

     

    A toi que je chéris

     

    A toi ma fille que j’aime

     

    A toi mon fils que j’aime

     

    A toi qui change le cours du temps

     

    A vous qui cherchez comme Montaigne

     

    A toi qui porte attention et respect à la vie

     

    A vous êtres d’exceptions, fruits de l ‘abstrait, fruits de l’amour

     

    A notre force intérieure, à nos confiances réunies

     

    Aux opportunes rencontres avec la science, l’amour et l’amitié

     

    A hier, demain, aujourd’hui

     

    A tous ceux qui sont passés, passeront, passent auprès de nos vies

     

    A tous ces regards bienveillants qui protègent le monde

     

    A tous ceux qui espèrent le meilleur en gratuite affection

     

    A toi, près de moi au creux de nos lignes de vie

     

    A toi qui n’abandonne jamais, qui te tient debout

     

    Au grand vent de l’histoire

     

    A toutes les vies qui pensent aux autres vies

     

    A Toutes ces vies qui meurent et naissent

     

    A toi qui lâche prise enfin

     

    A nos vies, les amis.

     

     

    A nos vies ( texte de février 2015)


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