• Tiens,

    un rouge - gorge

    un silex en forme d'outil du dimanche

    les beaux yeux bleus de ma mère

    ce vélo couché sur ma mémoire

    Tiens

    ce ciel d'hiver entre les blancs et les gris

    le sourire de sylvie 

    les arbres couvert de silence

    les pages blanches offertes 

    aux vérités et aux horizons

    à fleur d'existence


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  •  Le chant des oiseaux.

     

    La nature a ses temps de solennité pour lesquels elle convoque ses musiciens. On voit accourir de savants artistes avec des sonates  merveilleuses ; de vagabonds troubadours qui ne savent chanter que des ballades à refrain, des pèlerins qui répètent mille fois les couplets de leurs longs cantiques. Le loriot siffle, l’hirondelle gazouille, le ramier gémit ; enfin le rouge – gorge dit sa petite chanson.

     

    Mais le rossignol dédaigne de perdre sa voix au milieu de cette symphonie : il attend l’heure du recueillement et du repos. Lorsque les premiers silences de la nuit et les derniers murmures du jour luttent sur les coteaux, au bord des fleuves, dans les bois et dans les vallées ; lorsque les forêts se taisent par degrés, que pas une feuille ne soupire, que l’oreille de l’homme est attentive, le premier chantre de la création entonne ses hymnes à l’Eternel.

     

    Le chant des oiseaux (Chateaubriand)

    D’abord il frappe l’écho des brillants éclats de plaisir ; il saute du grave à l’aigu, du doux au fort ; il fait des pauses : il est lent, il est vif. Tout à coup, la voix tombe, l’oiseau se tait. Il recommence. Que ses  accents sont changés ! Tantôt ce sont des modulations languissantes, quoique variées : tantôt c’est un air un peu monotone, comme celui de ces vieilles romances françaises, chefs- d’œuvres de simplicité et de mélancolie. Son chant est aussi souvent la marque de la tristesse que de la joie. Le musicien ne fait que de changer de clef, et la cantate du plaisir est devenue la complainte de la douleur.

     

     

     


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  • Si un jour je pense que la vie est un bouquet de feuilles et de fleurs blanches du cerisier, cela me rassure car moi aussi je suis de passage. Si l'autre jour, je me fais des frayeurs pour des soucis fondants au soleil d'hiver, je me gronde et remonte mon cache col.

    Tantôt je lis, je sommeille, je range, répare ou entretiens des choses et d'autres, jardine surtout, ce qui me porte le plus en joie.

    Lorsque mes jambes commandent, je pars pour une heure ou deux avec les yeux bien rivés sur les pousses d'espoir. Lorsque la tête marche, je suis content d'être et de reconnaître quelques fleurs et pensées.

    si un jour...

    Quand je me suis mis en route pour la retraite, je pensais faire beaucoup ; ce qui fut réel dans les trois premiers mois ; puis les choses se font aujourd'hui, plus à l'abri d'itinéraires connus. Je me retrouve un peu dans ce qu'écrit Kamo no Chomei "notes de ma cabane de moine"

    - Je me contente de désirer ma tranquillité et j'estime

    que le bonheur consiste dans l'absence des soucis".


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  •  

    Entrailles de la vie

     

    Les fleuves s’abandonnent au cosmos

     

    La rose sous la neige lance son dernier cri

     

    Un enfant au coin de la rue s’acharne sur son dernier os

     

    Entrailles des galaxies

     

    Le néant, des étoiles étourdies

     

    S’abreuve de leur sang

     

    Entrailles des mortels

     

    Un papillon est mort cette nuit

     

    Les guetteurs ont le visage de la nuit.

     

    Entrailles

    Entrailles

     


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  • Animal

    Pierres, chairs, 

    Pas qui se sont tus

    sourires, exclamations

    qui font mal

    le silence

    préfère le rêve rouge.

     


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