• Je lis la mémoire des sentiers , écrit par Fabrice Lardreau sur la vie de Michel Butor. Victor Broi, grand connaisseur de la montagne qui fait de sa vie un art de vivre me l'a offert et l'a remis à ma fille lors d'un séjour dans les Alpes chéries. J'appelerai Victor, une fois le livre gouté à chacune de ses pages.

    Les entretiens de Michel Butor avec le journaliste de la montagne&Alpinisme me font penser aux entretiens réguliers que j'avais avec Victor à Viroflay et aux rencontres abouties avec lui aux confins du Lyonnais et aussi avec des entretiens avec des proches comme Yahya ; entretiens qui bornent nos existences.

    Rien d'exceptionnel, juste des amis qui regardent un petit peu plus haut, de temps à autre et qui voient des signes, des visages, des éphémères qui durent au cœur de leurs jours. D'ailleurs , sans que cela ne soit un prétexte pour ne pas régler les affaires courantes, les temps de solitude qui suivent sont un mélange de nostalgie, d'exaltation, de remise en perspective, à travers le silence et les mots couchés sur du papier sentant les forêts, les vignobles et les sels de nos enfances.

    Ce livre me repose et me hisse, un peu plus loin, de la plaine gelée. Les flocons voltigent à nouveau dans le jardin qui baisse la tête comme jamais. Les rhododendrons veillent les fleurs et les bourgeons occis par le grand froid sibérien. 

    Ces chemins de traverse  si bons ou si durs à prendre se contaient à table , hier soir autour d'un bœuf mi bourguignon mi braisé. Entre la barrière du parking Vinci qu'il a fallu forcer pour ne pas rester gelé et les routes prises ou à prendre par les enfants, entre les méandres de souvenirs de nos anciens, nous esquissons des itinéraires vendéens, marocains, dans les buées de l'hiver tenace.

    Ces chemins pris ensemble ou seuls ressemblent à des traces réelles et imaginaires que nous voudrions laisser  entrevoir  à ceux qui écrivent leurs premières grandes lignes de vie.

    Il est 13 heures cinquante ; qu'il fait bon écrire pour se remettre en marche et puis appeler cette compagnie d'assurances pour deux ou trois choses à régler.

    Ensemble

    les flocons sur la plaine


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  • Dimanche


    Un dimanche avec le soleil d’hiver. Tout un dimanche avec les grands enfants à la maison. Une action en appelle une autre, sans presse et le dimanche se fait rite. On est à peine dans l’attente des plaisirs. Le temps se suffit. Les paroles tournent dans l’air et se posent sur le rebord des tasses de café. Il y a le chat qui ruse et qui quémande ses croquettes à chacun qui descend les escaliers. Je regarde ce petit tableau familial en pensant que la vie a belle allure. Ensemble  


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  • Ce matin,


    Ce matin, lever à l'aube pour préparer un chocolat onctueux " à l'ancienne comme aux ENF" et presser les oranges pour la petite famille.
    Puis reprise d'un rêve le tout allongé au bord de ce jeudi.
    Mince le RV chez le dentiste !.......

    - "Peccable" les ratiches sont ok

    et dans la foulée
    essai d'une technique de magnétothérapie pour traiter les acouphènes. why not !
    Balade où rien d'important ne s'est produit avec ce bonheur extraordinaire cependant de regarder Versailles de part en part, avec une brume d'un autre siècle qui enveloppait les silhouettes et les néons criards.
    Une belle journée ordinaire, au rythme unique de mes pas, sans grand dessin avec le cœur près du ciel.
    Il est temps de préparer tranquillos les 3 sortes de lasagnes de notre belle italienne.
    Ensemble

     


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  • le petit café
    Le midi, le regard posé sur la grive qui se gave de vers, je déguste le café. Au fond du jardin le rouge gorge sautille sur l'herbe mouillée. Le café chaud habille ma belle solitude. Bon après deux ou trois rêveries, je retournerai à la mairie trouver enfin la personne qui prendra en charge cette histoire d'assurance et puis j'irai solder un vieux compte à la SG qui moisit depuis plus de six ans. Je laisserai ensuite le jour poursuivre la nuit pour caresser ses dentelles d'étoiles. Prendre la vie par les secondes, loin des années à grande vitesse, je vous passe le bonjour.

    le petit café


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