Empilements Empilements de mesures, de lois, de traités, de normes… Empilements d’étages, de voitures, de paquebots horribles, d’ordures, Le trop haut, le trop grand, le trop vite Empilements d’empilements Juste respirer le ciel comme l’écrit Sylvain...
B esoin d’ O uvrir les fenêtres Comme une sonde plantée au cœur de l’implacabilité du monde la course folle et inexorable des rotatives L’efficience qui enjambe les bordures et les lois humaines Comme un tour de trop L’être dit non. Pour un temps pour...
Cette idée du bloc-notes, de la feuille de temps est une marque des volontés communes de notre espèce. Qui n’a pas envie de laisser des traces, de marquer sa présence au monde ? On raconte une rencontre avec le sublime, on retient le mot touchant, on...
En attendant les résultats du labo, je lis " A l'orée du pays fertile", un livre emprunté à la bibliothèque. C'est vrai que la poésie est au début des choses. Moi aussi, jeune dans le pays de Loir, sensible déjà, sensibilité revendiquée toujours, je me...
Je ne marche pas autant que pendant ma jeunesse; cependant, il me semble, qu'aujourd'hui, les pieds lancés l'un après l'autre, je retrouve avec plus d'acuité et de force, l'impression de retrouver les temps perdus. Oui, le paysage défile lentement et...
Max Weber dit : " je me sens bouleversé très profondément par l'attitude d'un homme mûr - qu'il soit jeune ou vieux - qui se sent réellement et de toute son âme responsable des conséquences de ses actes et qui pratiquant l'éthique de responsabilité, en...
Régine Detambel cite de merveilleux auteurs dans l' avant-propos de son livre " les livres prennent soin de nous" et rappelle l' exigeante présence du livre. Elle parle en p 89 de la vertu médicatrice du journal intime.... Cela me donne envie d'écrire....
Il y a des choses qui me grattent l'esprit. Il y a cette petite bête qui fait défaillir l'esprit public aussi. Il y a cette autre petite bête qui dévore le sens du bien commun. Il y a la dispersion des familles, les souvenirs cassés par une fausse modernité,...
Sans prendre le portable, un carnet dans la poche intérieure, le temps rien qu'à soi , voilà mon luxe le plus précieux dans le monde hyper connecté. Douglas Kennedy dans toutes ces questions sans réponse , se lit d'être à être . Je retiens aussi un propos...
Ami Bernard je te dis que le référentiel sera bientôt mis à jour le câble est un ami. Il permet de transférer les données qui relient les hommes je pense aussi à tous les autres câbles du gros cordage de fibres textiles ou d'acier. au Câble de levage...
A hauteur d'homme, je déroule ma vie. Ma nouvelle antidote : la lenteur En solitude aimable et choisie Je fais métier à contempler les heures. Nourrir l'amicale des êtres les cartes à la main reprendre mon métier d'homme je reconstruis les petits ponts...
Il est temps de retrouver la route. Je vais ré- apprendre à lire la carte du monde. Incontestablement, à force d'user les chemins numériques, les sentiers d'abrupts contractuels, les exigences de simple industrie ; j 'ai laissé les ronces et les terribles...
Au long cours, les fleuves humains s'attendrissent. Il y a quelque chose de subtil reposant à prédire leurs doux remous et leurs bouillonnements aux piliers du temps. Le dimanche porte un sage orgueil à les voir longer ses flancs et voir leurs eaux simplement...
Les chemins d'écriture se cachent dans les hautes herbes gelées. La direction à prendre n'est pas certaine. Il faudra prendre le temps de regarder longtemps le rouge gorge avant de mettre la plume dans l'encrier. Sans doute se traverser de part en part...
Gilles, notre capitaine, fais nous un petit signe quand tu auras traversé la mer que nous ne connaissons pas. Sur l'autre rivage je sais que tu retrouveras tous ceux qui ont fait la grande traversée. Ici nous gardons un peu de ta joie de vivre et ton...
L’intelligence se conjugue au pluriel. Prête moi 150 milliards de neurones, que je doute encore pour comprendre 7 milliards 300 millions d’âmes aux singulières vies. Dis moi si je calcule, mesure, fais preuve de logique et résous au mieux les problèmes...
Anne-si, La femme, aux cheveux noirs, assise dans le wagon de tête prit une grande respiration et porta son regard au fond de sa vie. Paris pleurait encore, noyée au fond de ses brumes. Le TGV lancé comme une balle emportait Anne-si vers les intimes engagements...
Belle ancre. La marche en forêt le livre offert au meilleur moment la plus belle bagarre avec soi-même un bonheur qui ne dit jamais son nom et qui rappelle un tas de jeunes et vieux prénoms la ligne d’horizon à la fenêtre… Une rencontre avec sa promesse...
Comme une femme à son bras, quand Rome éclaire sa plaine, à nos yeux parisiens Du ciel aux ruines, fumantes encore à nos jeunes âmes je pense à vous… Ces photographies perdues en ton sein, Panthéon, j’ai retrouvé présent souvenir Hors de moi, j’ai perdu...
Des mots, des idées en vrac, des exigences La bien pensance fait chier. Penser bien, c’e n’est pas mal d’y penser. Mais quand j’y pense, la police des pensées n’est pas bien loin. Faudrait quand même pas trop déconner ? On ne va lancer un débat, surtout...
..."L'école des arts et de la création - c'est une chaîne qui ne peut être cassée, ni par le temps, ni à cause des frontières. Au Tadjikistan nous parlions tout autant de Michel Ange, d'Hokusai, que nous essayons de comprendre les canons artistiques égyptiens...
Histoire de lâcher prise. Tous les matins, je me lève et je regarde par la fenêtre de la chambre. Jean-Paul Dubois fait la même chose, et lui se lève à midi. Les dernières nouvelles de Sylvain Tesson parlent de s’abandonner à vivre. Je prends. Je respire...
Ils plantèrent des pruniers, des pommiers, des poiriers, des souvenirs pour demain. En grandissant, le poirier fera de l’ombre pour l’été. La jeune femme était rentrée de Nantes et conduisait à présent sa vie de belle manière. Elle avait appris à connaître...
Je regarde. Le cœur nu, je regarde passer les ombres. Les silhouettes dessinent des figures, des corps, des mensonges et quelques douces échines. L’été m’a prit par la main. Je prendrai donc le temps pour le voir passer le long des chemins, des sentes...
Roger Judrin écrit que « tout le monde porte un roman en soi". Celui de sa vie. Je pense que chacun porte aussi un voyage en lui. Un voyage hallucinant, épique, unique qui nous porte du Mont Vénus au brasier de l’oubli ou dans la grande bibliothèque des...