• Le temps précieux de la maturité » de Mário Raul de Morais Andrade

    Transmis par Joeliah le 4 - septembre - 2017

    Quand la maturité commence à se manifester…

    Mário Raul de Morais Andrade écrit : en définitif :

     » J’ai compté mes années et j´ai découvert qu’à partir de maintenant, j’ai moins de temps à vivre que ce que j’ai vécu jusqu’à présent…
    Je me sens comme ce petit garçon qui a gagné un paquet de friandises: la première il la mangea avec plaisir, mais quand il s’aperçut qu’il lui en restait peu, il commença réellement à les savourer profondément.

    Je n’ai plus de temps pour des réunions sans fin où nous discutons de lois, des règles, des procédures et des règlements, en sachant que cela n’aboutira à rien.

    Je n’ai plus de temps pour supporter des gens stupides qui, malgré leur âge chronologique n’ont pas grandi.
    Je n’ai plus de temps pour faire face à la médiocrité.
    Je ne veux plus assister à des réunions où défilent des égos démesurés.
    Je ne tolère plus les manipulateurs et opportunistes.
    Je suis mal à l´aise avec les jaloux, qui cherchent à nuire aux plus capables, d’usurper leurs places, leurs talents et leurs réalisations.
    Je déteste assister aux effets pervers qu’engendre la lutte pour un poste de haut rang.
    Les gens ne discutent pas du contenu, seulement les titres.
    Moi, mon temps est trop précieux pour discuter des titres.

    Je veux l’essentiel, mon âme est dans l’urgence … il y a de moins en moins de friandises dans le paquet…
    Je veux vivre à côté de gens humains, très humains.
    qui savent rire de leurs erreurs, qui ne se gonflent pas de leurs triomphes,
    qui ne se sentent pas élu avant l’heure, qui ne fuient pas leurs responsabilités,
    qui défendent la dignité humaine, et qui veulent marcher à côté de la vérité et l’honnêteté.

    L’essentiel est ce que tu fais pour que la vie en vaille la peine.
    Je veux m´entourer de gens qui peuvent toucher le cœur des autres…
    des gens à qui les coups durs de la vie leurs ont appris à grandir avec de la douceur dans l’âme.
    Oui … je suis pressé de vivre avec l’intensité que la maturité peut m´apporter.

    J’ai l’intention de ne pas perdre une seule partie des friandises qu´il me reste…
    Je suis sûr qu’elles seront plus exquises que toutes celles que j´ai mangées jusqu’à présent.
    Mon objectif est d’être enfin satisfait et en paix avec mes proches et ma conscience.
    J’espère que la vôtre sera la même, parce que de toute façon, vous y arriverez… « 

    « Le temps précieux de la maturité », de Mário Raul de Morais Andrade,
    (1893 – 1945) Poète, Romancier, Musicologue Brésilien.


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  • Bonjour

     

    J'ai trouvé un magnifique texte pour vivre au mieux sa vieillesse

    La beauté d'une femme.

    Dis grand-mère, c'est quoi toutes ces marques et ces traits sur ton visage?

    Oh ça ma petite fille, ce sont des rides. La vie m'a laissé toutes ces marques sur mon visage pour me souvenir du chemin que j'ai traversé et qui m'a permis d'être ce que je suis aujourd'hui. Elles me permettent de me souvenir des joies que j'ai eu, tout comme les peines.

    Mais grand-mère, comment peux-tu savoir d'où viennent tes rides ?

    Tu vois ma chérie, cette marque aux coins de mes yeux, les longues stries en forme de pattes ?

    Oui, on dirait le scintillement d'une étoile.

    Tu vois, ces éclats d'étoiles comme tu les appelles, ce sont tous les fous rires que j'ai pu partager avec mes enfants. Tous ces moments heureux sont restés gravés aux coins de mes yeux. Ainsi quand je suis triste, en voyant ces restes d'étoiles je peux me souvenirs de tous les moments heureux que nous avons partager.

    Et ces petits traits grand-mère au coin de ta bouche, c'est quels souvenirs ?

    Ah ceux-là ma chérie, ce sont tous les sourires que la vie m'a permis d'avoir. Ma bouche a gardé l'éclat des sourires de mon enfance puis de ma vie de femme.

    Et ceux de ton fronts grand-mère, ce sont des joies aussi ?

    Non, mon cœur, ceux là, ce sont les rides des soucis et des peines que j'ai eu. Mon front s'est sillonné de traits pendant les périodes où je me suis inquiétée pour mes enfants lorsqu'ils étaient malades, pour ton grand-père parti à la guerre, pour tous les chagrins que j'ai eu. Mais ce sont les rides les plus importantes car elles me permettent de me souvenir des épreuves que j'ai traversé pendant ma longue vie.

    Mais grand-mère, pourquoi tu te réjouis pour elles, je ne comprend pas, tu devrais être triste et vouloir les oublier ?

    Non, ma petite fille, au contraire, ces épreuves ont fait de moi la femme que je suis aujourd'hui. Chaque épreuve a été surmontée. Elles m'ont rendu plus forte et plus sage. Les rires et les sourires qui ont suivi sont venus les embellir. Alors ces rides, je tiens à les garder.

    C'est beau grand-mère, en fait ton visage ressemble à un livre de souvenirs.

    Tu as tout à fait raison ma petite, chaque ride est un passage de ma vie et pour rien au monde je ne les effacerai. Ces rides font parties de moi, elles sont mes souvenirs et ma fierté. Les sourires après mes épreuves. Mes jours de soleil asséchant les larmes des jours de peine. Tu vois mon cœur, mon visage est comme un poème. Toutes ces rides sont comme des rimes qui font chanter mon cœur.

    C'est beau grand-mère, j'aimerai tellement être comme toi quand je serai vieille.

    Tu auras ton propre visage ma petite. Ne regrette jamais les sillons de ton visage et souviens-toi des étoiles qui scintillent au coin de tes yeux, elles illumineront tes jours de peines et viendront rejoindre les sourires des épreuves que tu auras surmontée.

    Rappelez-vous que votre visage est unique, la vie vous l'a modelé. Il représente vos joies et vos peines, mais surtout n'oubliez jamais de garder la lumière de votre regard qui illumine les sillons de votre vie.
    Soyez fier de vos rides, soyez fier de votre être qui se bat contre les épreuves et qui montent les marches une à une.
    N'ayez pas honte de rire comme un enfant, n'ayez pas honte de pleurer, tout ceci composera le tableau de votre vie.

    Elfyrah  

     

    (texte lu par Yahya )


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  • Prenons comme point d'appui à la réflexion : une partie de pétanques.

    Vous avez un joueur, au geste appliqué d'ordinaire, rationnel, calme et compétiteur.

    Vous avez un autre joueur, littéraire, appliqué aux circonstances, énergique et passionné.

    Le premier s'appuie sur la méthode et analyse la partie en cours pour progresser et gagner. Un partenaire idéal.

    Le second s'appuie sur la terre, s'inspire du temps et des gens qui passent, voir des arbres qui secouent leur chevelure d'été, prend le ciel à témoin et se rappelle toujours à sa volonté de durer. Il aime aussi gagner. Il aime perdre aussi car cela l'amuse. Il connaît ses limites et aime à surprendre voir à se surprendre. Il s'étonne de lui-même. Sa plus grande compétition est de se vaincre en tout premier chef.

    Le premier joueur gagnera beaucoup plus de parties que le second, améliorera son style et mémorisera la technique comme un sportif. Bien sûr d'autres motifs de joie à jouer et d'humanité lui seront propres. Il améliorera ses connaissances en la matière boulistique.

     Le second s'appuiera sur les parties pour faire de bons mots d'esprit, se rappeler les moments et le feront sourire pour agrémenter et vivre d'autres parties d'existence. Il tentera cependant de s'améliorer dans son jeu de boules.

    Le premier s'appuie  sur la connaissance.

    Le second s'appuie sur son esprit, non sur le hasard, sur son expérience réfléchie, à ce qu'il est en réalité. Il essaie de mettre en concordance, au lancer de boules, ses paroles, ses gestes, ses pensées, ses actes techniques  ( ancrage au sol, respiration abdominale, équilibre, visualisation) pour approcher le bouchon ou cochonnet, dans le geste du pointeur d'idées.

     

     


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  • x

    conscience

    senteurs à travers les âges

    confiance

    en jardin sage

     


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  • essai t

    Le jardin du père,

    bêché à la main 

    à ses

    88 printemps.


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