• douter est un refuge

    Douter, car aucune connaissance n'est la vérité. Nous ne connaissons jamais absolument ce qui est, ni tout ce qui est. Nous savons par notre sens, notre raison, nos concepts, nos instruments, nos théories et je rajouterai aux mots de Comte - Sponville, nos pratiques aussi.

    Douter, car un savoir qui se dit certain est certainement vrai au moment dit, dans une certaine situation, valable sous certaines conditions... cependant en le rendant incertain, évolutif, me le fait penser autrement et cela me plaît et me réjouit.

    Douter aussi de mes forces et de mes faiblesses aussi me permet aussi de relativiser sur ma propre condition. Pour sourire et faire un clin d'oeil à J Michel, je peux être Fanny à la pétanque sur une partie, en gagner deux autres à la suite avec les mêmes aptitudes, le tout dans le même moral,  car le doute fait partie de la tactique et m'habite. Il est mon refuge.

     Le plaisir de gagner est fort, le plaisir de voir gagner l’est tout autant car le doute ou le suspens, la raclée mémorable dans le cas présent vaut étonnement et donne le plaisir d’être au monde et d’être ensemble à partager ces moments, le doute comme témoin et caverne de souvenirs.

     

     

     

     

     


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  • L'idée est de faire politique de soi, pour donner envie à autrui de s'interroger.

    Cela m'amène à écrire sur le thème de la philosophie.

    Comme disait Montaigne : La vraie liberté, c'est pouvoir toute chose sur soi.

    Pourquoi donner envie donc de philosopher.

    Faire en sorte que les gens s'interrogent, c'est déjà philosopher que de se demander si on doit le faire. Aristote l'écrivait pour montrer un chemin et nous conduire à meilleures raisons.

    Philosopher : penser plus loin qu'on peut, plus loin qu'on sait et faire une vie plus humaine, plus lucide, plus sereine, lus raisonnable, plus heureuse, plus intense, plus libre. André Comte - Sponville  l'écrit admirablement dans son livre " la plaisir de penser". Admirablement car admirer dans le sens premier. Montaigne prend le mot admiration comme le fondement de toute philosophie. Admirer ; s'étonner de ce qui est.

    La grandeur de vivre, la grandeur de s'étonner, la grandeur de choisir de se cacher ou de se découvrir à autrui, la grandeur de se surprendre entre amis  et avec tout être, ayant la chance de pouvoir exister est à portée de chacun.

    Voilà ce qu'il y a  en partie dans le titre " se découvrir quand il fait si bon se cacher".

    Se cacher, c'est aussi l'idée de mettre le silence dans sa plus belle cachette : la conscience.

    Se découvrir pour dire aux passants et aux passantes que leur sourire vaut la plus belle partie d'existence.

    En parlant de partie, dire le plaisir de partager l'art de pointer, de tirer, d'approcher et de conduire une mène comme on mène sa vie.

    Ensemble

    se découvrir quand il fait si bon se cacher

     

     

     


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  • la pause

    La pause

    Le mot pause désigne de manière générale un arrêt temporaire, c'est-à-dire la cessation d'une activité puis après un certain temps sa reprise....

    Le silence revient de droit faire une entaille dans la journée. La joie est certaine et le murmure du vent glisse sur les volets bleus. Les traits  de lumière viennent alors danser en zouk paillettes dans la salle principale.

    L'été est propice à retrouver sa mère  intérieure.


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  • Comme l'écrit André Comte-Sponville, "la philosophie n'est pas d'abord une spécialité, ni un métier, ni une discipline universitaire ; elle est une dimension constitutive de l 'existence humaine. Dès lors que nous sommes doués et de vie et de raison, la question se pose pour chacun d'entre nous, inévitablement,  d'articuler l'une à l'autre ces deux dimensions. Et certes, on peut raisonner sans philosopher ( par exemple dans les sciences, dans la construction d'un réseau informatique), vivre sans philosopher ( par exemple la bêtise ou la passion). Mais point, sans philosopher, penser sa vie et vivre sa pensée, du mieux qu'on peut, puisque c'est la philosophie même."

    Vivre sa pensée du mieux, prend du temps, car cent fois sur le métier remettez votre ouvrage ! Nicolas Boileau signifie que c'est dans les choses qu'on aura travaillées inlassablement qu'on pourra briller et exceller. Notre pensée et notre vie valent bien cet effort permanent. C'est bien du temps dont on a besoin pour répondre à notre besoin d'évolution individuellement et collectivement.

    La gymnastique de l'esprit est comme la marche. Cela procure un plaisir mesuré, consciencieux qui ne relève pas du divertissement. On apprend pour savoir et il y a un plaisir d'apprendre, de se comprendre. Comme le dit Aristote, sa pensée même a quelque chose de la marche. Il dit que la science la plus parfaite est la science de l'être en tant qu'être. 

    ...

    Belle journée à tous.

    l'évoluer prend du temps


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  • la poésie et les étoiles sauveront le monde.

    photo prise à Lyon

    (Pont de l'Ile Barbe)

    Pourquoi ? pourquoi je parle de poésie et d'étoiles

    Jean-Pierre Simon écrit qu'il est urgent de restituer à notre monde sans boussole la parole des poètes, rebelle à tous les ordres établis. La poésie n'est pas la panacée, elle n'en est pas moins indispensable. Chaque poème est l'occasion, pour tous sans exception, de sortir du carcan des conformismes et consensus en tous genres, d'avoir accès à une langue insoumise qui libère des représentations du réel, bref de trouver les voies d'une insurrection de la conscience.

    Parce ce que tous les autres leviers de nous échapper du grand Bazar ne me semblent pas accepter universellement, utilisables à temps raccourci, super technologiques et pas éprouvés, voir prétentieux, pas fidèle à ce que nous sommes en somme... ( Faut voir, discuter, à mettre les bonnes initiatives et décisions à la bonne sauce...)

    et les étoiles alors, bah on en vient très sûrement, y a pas de raison qu'avec une bonne étoile, on ne s'en sorte pas,  par là encore...

     "Ecouter"  Hubert Reeves dans son livre p 229" Je n'aurai pas le temps"

    C'est vers la fin du jour qu'en été il convient de plonger dans la demi-obscurité des sous-bois. Les rayons obliques du soleil illuminent le papis des pervenches. La lumière vert-doré tremble légèrement dans l'air tiède, s'étend très loin et se perd dans l'entrelacs des troncs et des branches cassées. J'y fixe longuement mon regard, comme sur des reflets dorés qui dansent sur une mer tranquille. Les chants des oiseaux se font plus rares. Seuls encore ceux des fauvettes et des rouges-gorges, interrompus par les cris rauques du geai des chênes. Ils me font sursauter quand ils proviennent d'une branche voisine."

     

    la poésie et les étoiles sauveront le monde.

    flânerie entre 18 et 19 heures  aujourd'hui à Viroflay

     


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