• cardons plantés


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  • haricots verts

    épinards de Viroflay

    radis

    tomates

    courgettes noires et blanches d'Alger

    oseille

    fraisiers

    carottes

    mâche

    romaines

    scaroles

    cardons la semaine prochaine

     

     


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  • Je l'aime beaucoup Denise. Son rire, ses coups de gueule, sa manière de ramener la vie à la source. Sa façon d'avoir rendu ses enfants responsables et ouverts au monde. Voilà tu vis maintenant dans un ailleurs, dans un jardin où le néant flirte avec l'absolu, dans un endroit et dans un temps qui se balancent sous des dimensions cachées encore des hommes. Je suis fier d'avoir été dans ta maison, d'avoir ri à tes blagues et d'avoir vu ton amour inondé les tiens. Vole bien au dessus des fleurs, fleuves et vergers pour nous raconter plus tard le grand voyage. Ensemble.

    Denise K

     


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  • in

     

    In

     

    Des immobilités, des courses, des surfaces et profondeurs complices

     

    Un silence ciment

     

    Un être à sa recherche permanente

     

    Morts et naissances perpétuelles

     

    Au soleil, les yeux qui se plissent

     

    Une lumière, un amant

     

    Fertile journée, chair ardente

     

    In, énigme et pourtant universel

     

    Au ciel, les yeux qui se plissent

     

    Une lumière, un fil d’argent

     

    In,

     

    La pluie change de quartier

     

    Mars varie

     

    S’envolent fureurs et papiers..

     

    in

    in


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  •  

    La pluie.

     

    Les gouttes s’amusent et glissent le long des feuilles, des troncs, des herbes étranges. Le ciel a mis son manteau gris et deux ou trois jeunes souvenirs sur ses épaules. Les poèmes du dimanche parlent de grands-mères, bouillonnantes avec leurs yeux tournés vers leur enfance et des rives connues d’elles seules. Un brouillon d’écriture se fraie un chemin entre deux lignes vierges, indomptées, un silence coincé entre leurs jambes. Le fil de la création s’enroule autour du grand pin, bercé par les vents d’Est et des plaines musiciennes d’Europe. Grand nombre de primitifs est revenu des stations d’hiver, avec des marques fugitives sur leur corps. Les mésanges, grives et merles ont gardé les jardins mouillés. Les ondes parcourent le monde. La terre tourne aussi sur elle-même. Les évidences choquent les raisons un peu sûres d’elles-mêmes. René Char sourie dans son dernier atelier. Spinoza a ouvert le grand chemin de liberté de penser. Tous deux regardaient la pluie régénérée depuis les âges premiers. Une joie suprême se tenait, abritée derrière des milliards de cœurs et des intelligences avertis. Le dimanche coulait vers les puits sages et ivres d’hier. Tout cela se savait. Point besoin de miracle pour désaltérer la multitude. Nous avons tout pour faire bonne route et bel amour. Il pleut et c’est bon de sentir les veines de vie se gonfler de plaisir. J’écris du bord de ma retraite avec du temps qui se fait riche, pauvre, absolu, relatif, important. C’est vrai que le temps libre s’étire pour laisser place aux énergies, à l’imaginaire, aux proximités qui font l’homme un peu plus grand. «  Il faut être l’homme de la pluie et l’enfant du beau temps ». RC.

    la pluie


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