• Le compost est un allié précieux pour le jardinier. Plantes en pot, légumes du potager, massifs fleuris, arbres fruitiers, arbustes, gazon : toutes les plantations peuvent bénéficier de ses apports nutritifs. Et comme le compost permet aussi d'améliorer durablement le sol, on n'hésite pas à l'utiliser... sans modération !

     

    compost


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    Anne- Si

     

      La femme, aux cheveux noirs, assise dans le wagon de tête prit  une grande respiration et porta son regard au fond de sa vie. Paris pleurait encore, noyée au fond de ses brumes.

     Le TGV lancé comme une balle emportait Anne-si vers les intimes engagements de sa jeunesse.

     Elle tenait ses prises de notes entre ses mains, encore étonnée des mots qu’elle avait couchés sur les feuilles, à l’écriture serrée. Les conversations de la journée passaient de l’hémisphère gauche à l’hémisphère droit sans qu’aucun péage ne barre le passage. Elle écoutait battre son cœur. Une forêt de chênes  tenait encore bon au creux de ses souvenirs. Tandis que la nuit installait ses voiles aux cimes des grands arbres, elle poursuivait sa lecture appliquée, et retint ses larmes dans une inspiration profonde.

     

    Elle avait raconté un bout de sa vie sans jamais faire allusion aux grandes indifférences qui la minaient à petit feu. Dieu  pourtant qu’elle était forte, à gravir les longues côtes à vélo ; forte à tenir tête à celui qui méprisait les personnes de simple condition. Elle fixa la montre de son regard clair et prit un Mont blanc dans son sac à mains en cuir des Vosges. C était décidé, elle bâtirait un plan d’actions, bien décidé à reprendre le temps qui lui appartenait. Pas de rapport de forces, juste un droit à un rapport équilibré aux lignes directrices, soutenues par l’intime conviction de son bon droit.

     

    Ensemble

     

     


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    A nos vies

        

    A toi qui prépare de beaux souvenirs pour tes enfants

     

    A toi qui fait honneur à la conscience humaine

     

    A toi qui parle de jardins et de couleurs des âmes

     

    A toi commandant qui porte la liberté plus loin

     

    A toi que je chéris

     

    A toi ma fille que j’aime

     

    A toi mon fils que j’aime

     

    A toi qui change le cours du temps

     

    A vous qui cherchez comme Montaigne

     

    A toi qui porte attention et respect à la vie

     

    A vous êtres d’exceptions, fruits de l ‘abstrait, fruits de l’amour

     

    A notre force intérieure, à nos confiances réunies

     

    Aux opportunes rencontres avec la science, l’amour et l’amitié

     

    A hier, demain, aujourd’hui

     

    A tous ceux qui sont passés, passeront, passent auprès de nos vies

     

    A tous ces regards bienveillants qui protègent le monde

     

    A tous ceux qui espèrent le meilleur en gratuite affection

     

    A toi, près de moi au creux de nos lignes de vie

     

    A toi qui n’abandonne jamais, qui te tient debout

     

    Au grand vent de l’histoire

     

    A toutes les vies qui pensent aux autres vies

     

    A Toutes ces vies qui meurent et naissent

     

    A toi qui lâche prise enfin

     

    A nos vies, les amis.

     

     

    A nos vies ( texte de février 2015)


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    Naître  -  disparaître

     Naître et disparaître sont deux verbes qui m’attirent dans un étrange cercle. Le maître des cercles me rassure. Sais tu que : « les extrêmes  s’attirent et se rejoignent », me dit il d’un souffle léger. «  Ils se touchent à fleur d’âme, à souffle vital premier à souffle fatal dernier ». Nous sommes des souffles ; parfois nous le perdons, sous l’aube de divines mains, de bouche gracieuse, de lèvres sucrées. Nous sommes des souffles coupés par le comique, le tragique des mondes libres, tyranniques ou  en sage devenir.

    Créer alors créer, créer jusqu’au bout de soi, jusqu’aux larmes expiatoires, jusqu’aux larmes du meilleur de son être, jusqu’au bout de ta vie dont tu es le seul maître. Créer pour mieux disparaître, à oublier sa personne.

    Disparaître pour mieux apparaître autre part et embrasser et goûter les saveurs inconnues. Découvrir le maître des mots, le voleur de syllabes, le poète qui se charge de vivre ; Rencontrer la femme qui fait courir un homme d’un bout à l’autre d’horizons multicolores.

    Disparus, les poètes ? non…

    Ils sont parmi nous à faire des absences, des manques, des oublis et des douleurs : des mots courbes, des chants primitifs, des racines amoureuses, des sentiments au goût de noisette. Ils comblent avec deux trois riens, les vides des autres, de soi-même, des amnésies de vie et d’amour.

    Qui un jour, n’a pas pensé à disparaître, un jour de brouillard, de sale cafard, d’un mystérieux trou noir à faire de ses heures : une tempête ? Un sourire, un regard, une pensée de belle positivité nous fait alors naître à nouveau et cela quelque soit notre état de vie, de santé, notre état-mine.

    Il y a toujours un cœur, un esprit, à penser à toi,

    en un  souffle primordial, dans le jardin de nos bras, en art d’existence.

    Sois en doux repos d’esprit, frémis d’amour en toutes fibres, sens l’air frais, respire l’arôme des plaisirs.

    Naître ou disparaître dure un temps à peine confondu.

    Ecoute le bouvreuil pivoine, la grive musicienne et sa sœur litorne, le verdier de ce matin. tu entres dans le cercle de paix parmi les cercles des cercles.

    Reprends ton souffle me souffle-t-il et ton texte, qui ne tient qu’à un fil.

    Amitiés

    Naître  -  disparaître

     


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    Cette envie de regarder l'ébéniste travailler le bois d'amarante. Lire le fil du bois, surtout celui des deux marches de l'escalier en hêtre de 1936, fendu, il y a deux jours, par quelle énigme, par quel secret géologique, par quelle chaleur des âmes ?

    Cette envie de reconnaître les bois du douglas qui va du vert au jaune rosé, au brun rouge..que connaît bien l'ébéniste  Mathieu Delannoy, installé à Viroflay.

    Cette envie de rencontrer les livres de Pascal Quignard.

    Cette envie permanente de sortir du circuit social où ceux que j'aime, continuent d'accepter d'être pour moi" domestiqués", "urbanisés" ",utilisés" pressés d'accepter, de subir ce que La Boétie appelle la "servitude volontaire".

    Cette envie d'appréhender le vide, de laisser le paysage, l'abeille  et le soleil timide du jour me faire m'oublier.

    Comme il est parfois  écrit et par quelques uns vécus comme le fait Pascal Quignard : fuir les puissants avec en tête que seule la solitude est référente.

    Cette envie d'aimer Anicroche, Huguette... les voisins, voisines, ses proches et tous les proches en

    Envie d'écrire les envies (texte  avril 2013)

    sel de vie.

     


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