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    Peu à peu, les peuples se regardent.

     

     

     

    Les guerres caméléons cependant s’étendent avec des visages et des masques terrifiants. Les bêtes enclines au combat rôdent,  attaquent,  déchirent, et se sauvent dans les faubourgs et les forêts souvent mal entretenues.

     

     

     

    Les massacres et les carnages se succèdent et l’humus médiatique se nourrit des images mortifères.

     

     

     

    La chasse aux images tourne en boucle et tous les chasseurs et limiers des pays racontent comment tendre les pièges et faire battue des hommes devenues loups barbares.

     

     

     

    A la vie : citoyens !

     

     

     

    à pleins bras, à pleines mains : La  République, la démocratie,

     

     en  têtes : la volonté obstinée de résister au mal, aux petites exigences

     

    en  esprit : la laïcité,

     

    en  bouches, les mots qui unissent et protègent

     

     

     

     

    Peu à peu, je devine les peuples se reconstruire et reprendre conscience, les yeux dans les yeux.

     

     

     

    J’ai aussi vu des hommes qui se tiennent  par la main...

    peu à peu ( déc 2015)

     


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    Je vous demande pardon.
    Quelle mouche l’avait piqué pour qu’il se lève aussi tôt. Quatre petits mots l’avaient réveillé :

     

    Comme un besoin impérieux,  qui n’attend plus.

     

    Comme un pardon d’un peuple à un autre, d’un homme à un homme, d’un homme à toutes les femmes, depuis lustre d’antan,  seule condition à refaire humanité…

     

    Je vous demande pardon. Non pas ces mots prononcés lorsque l’on veut dépasser quelqu’un et ne pas le bousculer

     

    Je vous demande pardon de vous avoir saccagé, aux moindres de vos contrées, Terre

     

    Je vous demande pardon de vous avoir oublié, Père

     

    Je vous demande pardon de vous avoir abandonné, fils et fille

     

    Je vous demande pardon de vous avoir ignorée, conscience

     

    Je vous demande pardon, de vous avoir, mal conduit, peuple

     

    La nuit prenait belle tournure. Une pâleur légèrement bleutée venait d’Orient. Les mots. Ces quatre mots messagers arrivaient.

     

    En hauts lieux de souffrance dans les chairs et les esprits, le pardon attendait, au

    mont de tous connus.

     


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    Le soleil disparaît. Une ombre vertigineuse quitte ses  frais et doux souvenirs. Le parfum est le seul témoin de l’impossible et bleu admirable. Les amours se meurent un à un. Le soleil disparaît. Ces deux là savent que la vie a ses lois propres et invisibles, bien plus fortes que la plus belle et douce chimie. Le soleil disparaît. Une brise emporte les sourires, pourtant encore accrochés à un fil d’hier.

     

    Le soleil disparaît comme les caresses d’esprit disparaissent sous les pluies d’infortune. L’homme invente alors un refuge pour toutes les espèces de sentiments en voie d’extinction. Il les met à l’abri de l’oubli, à l’abri des grands vents, des grands et merveilleux tourments. Une lueur rougeâtre embrasa l’horizon. Il se mit à genoux dans la pièce, presque vide. Une larme, une larme de sang, je crois, coule sur sa joue gauche.

     

    Le soleil disparut. Le monde entendit son cri, le jour à la nuit devenue, comme le condamné ne retient que son nom à l’heure venue.

     

    Amitiés.

    le soleil disparaît

     


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    L'homme a constaté qu'il existe plusieurs sortes, plusieurs formes d'êtres, distinguant ainsi le règne minéral, le règne végétal, puis animal, et enfin l'être humain.

     

     Les biologistes en considérant que seule la nature fixe les caractéristiques d'un être et donc son appartenance à un des règnes précités, de par son organisme, comprennent qu'un être devient tel lorsqu'il tend à une unité, lorsqu'il vit pour lui et s'oppose ainsi à l'extérieur.

     

    Cela devient en effet vrai avec la matière vivante qui donc, encore une fois, tend à unifier les êtres.

     

    Et si demain l’être numérique venait s’accoster aux autres règnes ?

     

    Un être à  visage humain, à l’ADN reconstitué, vecteur de mémoire future.

     

    L’être au cœur de la pensée ?

     

    Une soif de savoir à travers les siècles. Réunis autour de la table en chêne, ils parlaient à voix basse. Chaque part de vérité résonnait dans le café de flore. Aristote de sage humeur prit la parole….

    Etre vous d’accord ou pas ?

     


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    Ils vivent.

    ils vivent mais jusqu’à quand

    C’est l’hiver avec ces grands bras aux arbres qui tombent sur la chaussée. Des mains et des doigts coupés tombent dans des paniers fabriqués par des enfants. Le spectacle de la mort et des révoltes me glace. L’écriture, ma sœur semble me protéger.

    Je ne sais pas écrire, pourtant je place des mots les uns derrière les autres comme les autres.

    Ils vivent encore. La mer engloutit des corps et des corps et les marées pleurent contre les rochers.

    Je ne sais pas combien de temps encore, le monde va tenir cette cadence et cette cacophonie. Ils vivent mais mal. Pourtant, pourtant, les lumières éclairent si forts les devantures, les édifices sportifs, les parlements absents…

    Ils vivent et font terriblement semblants. Ils vivent de peu mais peu d’égards et de retenues. Tout s’étale même les sentiments les plus froissés.

    Où est donc la retenue ? Le simple respect d’essayer d’être homme ou d’évoluer est encore à notre mesure. C’est si difficile d’être homme ? Oui, quand tout se banalise, se vend et se jette. Ils vivent et cherchent une place pour dormir, pour être à côté de leurs frères et vivre comme eux. Ils vivent  ?

    Ensemble.

     


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