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    mon père et ses bêches

     

    Mon père  et ses bêches – c’est tout un art et une vie.

     

    La bêche qui sert à retourner la terre. Mon père enfouit les mauvaises herbes, ramène sur le - dessus les couches inférieures : la surface de la lame est calculée de façon à ce que le poids de la motte ne soit pas trop lourd. Il faut que la lame soit courbe, cela  permet de mieux soulever la terre.

     Une bêche est comme le vin, elle est meilleure en vieillissant. Quand elle commence à s’user un peu, elle est légèrement arquée par l’effort. Les gestes du bêcheur et de mon père deviennent plus faciles. Je vois souvent  mon père bêcher quand je vais vivre  quelques moments près de lui, et jeune, quand je rentrais de l’école, je l’ai souvent vu en train de bêcher.

     

    Du poids de la bêche que le père lance, il trace le côté de la motte à couper, puis il enfonce la lame en pesant du pied sur son bord supérieur et en jouant un peu sur le manche. Papa soulève, retourne. Deux coups fendent la motte, un troisième du dos de la lame égalise – deux sons clairs, un son mat et déjà la bêche que je lui ai offert, il y a quelques années, retombe pour tracer la pelletée suivante...

     

    texte et photo : philippe pottier

     

     


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    Ils plantèrent des pruniers, des pommiers, des poiriers, des souvenirs pour demain. En grandissant, le poirier fera de l’ombre pour l’été.

     

    La jeune femme était rentrée de Nantes et conduisait à présent sa vie de belle manière.

     

    Elle avait appris à connaître une partie de ses origines du Val de Loire.

     

    Elle comprenait mieux sans doute son père qui en terrible répétiteur, lui  parle de ce jardin

     

    Béni de France. Ce pays haut de ciel, qui porte à l’indulgence et à la joie de vivre. Son père qui cite souvent Jacques Levron

     

    Tu sais Julie : le caractère des habitants finit par refléter celui du pays de vallée de Loire

     

    Regarde  ce grand fleuve, âme paisible. Ressens son esprit fin, vois ces rives polies, son écume ardente, ses eaux poétiques, ses courbes artistiques, son corps voluptueux.

     

    Admire ses lointains bleutés de l’horizon de nos vies

    . Regarde la levée d’eau qui s’enfuit… Ecoute  comme nos corps se sentent bien au milieu des paysages des plus délicats du monde.

    Ils se servirent du vin de Layons et s’ouvrirent au langage qui plaît au palais et à l’oreille.   


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