• Je vais reprendre l'idée du livre d'or, ouvert pour le départ à la retraite. Oui ouvrir un livre qui sera à la disposition des personnes rencontrées pendant les marches et lors de rencontres de vie. Ensemble


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  • Nous sommes avec toi.

    Respire bien.


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  • lettre ouverte

     

    Tout livre est dans son intimité une lettre ouverte aux amis de l'auteur. Eux seuls en pénètrent l'esprit, y découvrent insérés à leur intention dans les moindres recoins des marques d'affection et des témoignages de gratitude.  R.L Stevenson l'écrit dans son livre " un voyage avec un âne à travers les Cévennes".

    Ces marques peuvent être une pensée, une idée discutée, un passage secret entre les âmes, un moment partagé, une partie de boules mémorable, une étude menée à bien... une flamme d'existence.


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  •  

    Ecrire suspend le temps. On est en paix. Ecrire c’est le suspendre et aussi le perdre, pour mieux le retrouver. Le temps s’abime dans le travail, les courses incessantes de la vie, les projets, les désenchantements. Ecrire est peut être différent. Prendre du temps, tout le temps, c’est le temps qui demeure, celui qu’on accommode au bien d’être. Chaque mot, chaque  seconde est un délice. Chaque idée tendrement couchée est une fête. L’âme s’échappe, voltige, rassemble les mots , construit des bouquets de rêves et de sons.

     

     Ce matin 24 juillet, je me suis levé avec l’idée de lecture et d’écriture, du temps retrouvé.

     

     On apprend avec l’âge à se donner du temps pour mieux l’apprécier. On ne veut plus que les ans s’entassent par strates. On en fait un temps plus lisse et plus doux. L’écriture aide à cela.

     

    Ecrire apprend à se donner du temps de rien, du temps de tout. On le laisse revenir, l’enfance juché sur son dos. On laisse l’esprit d’enfance, planer, de nouveau, dans sa vie, avec le goût retrouvé de l’absolu et d’idéal.

     

     Je retrouve une vie fidèle à l’enfant que je fus.

     

     souvenir : je rentre chez moi le soir - je cours jusqu’au fond du jardin. Je me prends la tête dans les mains. Belle partie de billes. Je prends mon vélo, sac  au dos, je l’enfourche, en avant pour un week-end d’aventures dans la forêt de Saint sauveur à Limay. Je pense à la nature – les copains – les rires et les promesses. Je me rappelle les heures mortes, chaudes, assis, près de Dominique sur un ponton, près de la Seine.

    Ecrire - mars 2009

    Nous refaisions le monde, repensions l’école, les matières à enseigner, les amours à enseigner, les maîtres à réformer, les blagues à peaufiner, les chansons à enregistrer.

     

     On apprend à rompre avec sa  régularité suisse, on ne remplit pas ses journées par un emploi des heures, par des paroles ou du bruit, par n’importe quoi.

     

    Non, on choisit les moments, les instants, les idées  qu’on aimerait développer, caresser, retrouver. On n’écrit pas pour être forcément reconnu, mais pour se reconnaître. Ecrire pour rejoindre un silence bienveillant, et glisser son amour parmi d’autres et le faire fondre avec eux.

     

     Ecrire. regarder le monde et l’admirer. Vivre un peu dans le retrait. Ecrire libère des contraintes d’horaires, mais aussi des ordres à recevoir et à donner. Je sors du monde réel pour entrer dans un monde entier.

     

    Je sens la lumière vibrer, commencer à décliner le soir couchant et flotter sur « l’amicale des êtres ».

     

     J’aimerai que ce livre soit comme une onde d’amitiés.

     

    Je suis presque sûr qu’il restera à l’état unitaire.

     

     


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  • origine de l'amicale des êtres

     

     Extrait du livre d’Olivier Lemire «  l’esprit du chemin »

    puis mes mots : la la la la, la la la

    Pays de Loire, d’Anjou, mon pays

     

    « Le voyage imaginaire au fil de la Loire, flottant sur le dos à sa surface, marchant le long des berges ou allongé dans une gabarre au milieu des boulets de charbon, m’avait réconcilié avec la lenteur. J’étais à nouveau prêt pour ce que la marche à pied comporte de plus précieux, la lenteur.

    Arpenter à pied les paysages que nous connaissons déjà leur donne une dimension nouvelle : une légitimité à vivre sous le ciel immense, qui devient lui aussi un paysage ; une intimité avec les arbres, les champs et les fleurs, aux contours si nets et aux couleurs si franches ; une simplicité dans le rapport aux autres, qu’illustre le geste ample de ceux que nous croisons quand ils nous saluent du bras. 

    Il y a aussi la satisfaction de vivre de peu et celle de prendre son temps, et sans doute cette modestie des besoins et la sensation du temps retrouvé font-ils désormais partie des biens les plus précieux.

     Ainsi, la campagne que nous traversons souvent sans en sentir la matière ni l’épaisseur retrouve par le miracle de la lenteur ses terres de noblesse. »

     

    mes mots

                       Alors, en route ?

    "La lenteur, dans ce village du Maine et Loir n’était plus celle du marcheur mais celle de la vie quotidienne." Ici, ce rythme nouveau, qu’il évoque p 104 est bien celui de mon enfance pendant mes vacances d’été à la ferme du pont-quoi.

     La conversation est bien dans ce pays de loir, une musique très nouvelle, à mes oreilles d’enfant. Les conversations dans le café sont ponctués par de vrais silences qui font ressentir les mots importants, les émotions, les chagrins, les espoirs.

    En ce pays d’Anjou et de Maine Nord, de sarthe sud, en cette vallée de Loir, le langage rend bien les mots forts, les tournures de phrases amoureuses du ciel et des gens. C’est vrai que le quotidien fait l‘actualité mais les idées de Paris ou d’ailleurs n’étaient pas pour autant moquées.

     C’est ici qu’est née l’idée de l’amicale des êtres. J’étais avec mon père, à pied sur la route du Pont-quoi;  vous savez cette photo publiée, sur le blog, il y a peu : la route avec le hangar et le marcheur absent.

     Un ouvrier agricole travaillant chez   martineau » arrêta son tracteur et nous dit.

    Ici les gens se parlent tous et se reconnaissent. Nous vivons en amicale.

     C’est vrai qu’ici on s’écoute, qu’on parle du sandre pris la veille, de la dernière crue du Loir.. je trouvais dans ses paroles, l’émotion de mon enfance, ce plaisir de vivre ensemble, le plaisir d’être ensemble, de faire ensemble, de rire ensemble, de regarder ensemble.

    Le mot "Ensemble" a pris dès lors la place du mot cordialement ou s ‘associe à lui, en fin de mes mails -  ce qui surprend encore quelques - uns.

    Cette humanité du bord de Loir est en moi à jamais.

     Il y a bien à Mareil sur Loir, une harmonie construite autour de la simplicité et la tolérance  en ce pays à la douceur angevine.

    Nous ne sommes pas perdus pour cette vie-là. En pays d’Île-de-France, certaines villes, certains villages, certains quartiers ont leur Louvre, un espace à la vie, un sentiment de se sentir à sa place.

     


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