• Je l'aime beaucoup Denise. Son rire, ses coups de gueule, sa manière de ramener la vie à la source. Sa façon d'avoir rendu ses enfants responsables et ouverts au monde. Voilà tu vis maintenant dans un ailleurs, dans un jardin où le néant flirte avec l'absolu, dans un endroit et dans un temps qui se balancent sous des dimensions cachées encore des hommes. Je suis fier d'avoir été dans ta maison, d'avoir ri à tes blagues et d'avoir vu ton amour inondé les tiens. Vole bien au dessus des fleurs, fleuves et vergers pour nous raconter plus tard le grand voyage. Ensemble.

    Denise K

     


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  • in

     

    In

     

    Des immobilités, des courses, des surfaces et profondeurs complices

     

    Un silence ciment

     

    Un être à sa recherche permanente

     

    Morts et naissances perpétuelles

     

    Au soleil, les yeux qui se plissent

     

    Une lumière, un amant

     

    Fertile journée, chair ardente

     

    In, énigme et pourtant universel

     

    Au ciel, les yeux qui se plissent

     

    Une lumière, un fil d’argent

     

    In,

     

    La pluie change de quartier

     

    Mars varie

     

    S’envolent fureurs et papiers..

     

    in

    in


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    La pluie.

     

    Les gouttes s’amusent et glissent le long des feuilles, des troncs, des herbes étranges. Le ciel a mis son manteau gris et deux ou trois jeunes souvenirs sur ses épaules. Les poèmes du dimanche parlent de grands-mères, bouillonnantes avec leurs yeux tournés vers leur enfance et des rives connues d’elles seules. Un brouillon d’écriture se fraie un chemin entre deux lignes vierges, indomptées, un silence coincé entre leurs jambes. Le fil de la création s’enroule autour du grand pin, bercé par les vents d’Est et des plaines musiciennes d’Europe. Grand nombre de primitifs est revenu des stations d’hiver, avec des marques fugitives sur leur corps. Les mésanges, grives et merles ont gardé les jardins mouillés. Les ondes parcourent le monde. La terre tourne aussi sur elle-même. Les évidences choquent les raisons un peu sûres d’elles-mêmes. René Char sourie dans son dernier atelier. Spinoza a ouvert le grand chemin de liberté de penser. Tous deux regardaient la pluie régénérée depuis les âges premiers. Une joie suprême se tenait, abritée derrière des milliards de cœurs et des intelligences avertis. Le dimanche coulait vers les puits sages et ivres d’hier. Tout cela se savait. Point besoin de miracle pour désaltérer la multitude. Nous avons tout pour faire bonne route et bel amour. Il pleut et c’est bon de sentir les veines de vie se gonfler de plaisir. J’écris du bord de ma retraite avec du temps qui se fait riche, pauvre, absolu, relatif, important. C’est vrai que le temps libre s’étire pour laisser place aux énergies, à l’imaginaire, aux proximités qui font l’homme un peu plus grand. «  Il faut être l’homme de la pluie et l’enfant du beau temps ». RC.

    la pluie


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  • Je lis la mémoire des sentiers , écrit par Fabrice Lardreau sur la vie de Michel Butor. Victor Broi, grand connaisseur de la montagne qui fait de sa vie un art de vivre me l'a offert et l'a remis à ma fille lors d'un séjour dans les Alpes chéries. J'appelerai Victor, une fois le livre gouté à chacune de ses pages.

    Les entretiens de Michel Butor avec le journaliste de la montagne&Alpinisme me font penser aux entretiens réguliers que j'avais avec Victor à Viroflay et aux rencontres abouties avec lui aux confins du Lyonnais et aussi avec des entretiens avec des proches comme Yahya ; entretiens qui bornent nos existences.

    Rien d'exceptionnel, juste des amis qui regardent un petit peu plus haut, de temps à autre et qui voient des signes, des visages, des éphémères qui durent au cœur de leurs jours. D'ailleurs , sans que cela ne soit un prétexte pour ne pas régler les affaires courantes, les temps de solitude qui suivent sont un mélange de nostalgie, d'exaltation, de remise en perspective, à travers le silence et les mots couchés sur du papier sentant les forêts, les vignobles et les sels de nos enfances.

    Ce livre me repose et me hisse, un peu plus loin, de la plaine gelée. Les flocons voltigent à nouveau dans le jardin qui baisse la tête comme jamais. Les rhododendrons veillent les fleurs et les bourgeons occis par le grand froid sibérien. 

    Ces chemins de traverse  si bons ou si durs à prendre se contaient à table , hier soir autour d'un bœuf mi bourguignon mi braisé. Entre la barrière du parking Vinci qu'il a fallu forcer pour ne pas rester gelé et les routes prises ou à prendre par les enfants, entre les méandres de souvenirs de nos anciens, nous esquissons des itinéraires vendéens, marocains, dans les buées de l'hiver tenace.

    Ces chemins pris ensemble ou seuls ressemblent à des traces réelles et imaginaires que nous voudrions laisser  entrevoir  à ceux qui écrivent leurs premières grandes lignes de vie.

    Il est 13 heures cinquante ; qu'il fait bon écrire pour se remettre en marche et puis appeler cette compagnie d'assurances pour deux ou trois choses à régler.

    Ensemble

    les flocons sur la plaine


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  • Dimanche


    Un dimanche avec le soleil d’hiver. Tout un dimanche avec les grands enfants à la maison. Une action en appelle une autre, sans presse et le dimanche se fait rite. On est à peine dans l’attente des plaisirs. Le temps se suffit. Les paroles tournent dans l’air et se posent sur le rebord des tasses de café. Il y a le chat qui ruse et qui quémande ses croquettes à chacun qui descend les escaliers. Je regarde ce petit tableau familial en pensant que la vie a belle allure. Ensemble  


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