• Au bout de l'allée de Marnes

    en contrebas

    se tient tapie

    la ferme du piqueur

    un sentiment étrange

    la campagne pour de vraie

    et pourtant l'autoroute et gare de Garches

    vrombissements qui effraient.


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  • d

    J'y allais

    si souvent à la défense

    et pourtant aucune défense

    ne m'empêchait

    d'aller plus loin que PB6 ou com square

    C'est un pot de départ à la retraite

    qui me fit aller hier faire retraite

    jusqu'aux confins de Courbevoie

    d'en haut jusqu'en bas

    voir têtes des femmes et hommes d'affaires

    et de civils et citoyens en contre-bas.

    Ensemble


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  • parc de St Cloud

    Croisement

    de silhouettes de passants

    d'anciens et de jeunes avec leurs labradors

    un peuple de marcheurs

    sûrement habitués des chemins du parc

    j'y ai senti l'âme de Gambetta

    qui habitait à Sèvres, à deux pas


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  •  

    Une force qui va. L’homme aux plusieurs vies utilise ses deux jambes pour s’abandonner à l’espace et au temps. Il marche jusqu’à l’aube. Il marche jusqu’au crépuscule. Il marche par tous les temps et je lis ses meilleurs éphémères. Il devient le monde qu’il foule. Il est ivre  de marche 

     

    Il est si bon de vivre pas à pas, de se construire  un chemin,  d’apprécier les bons mots, les tendres amours et de se comprendre jusqu’à nos plus beaux confins.

     

    Ensemble

    une force qui va

     


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    Une balade avec des chercheurs de passage.

     

    Je pensais, ce matin de janvier, à tous ces chercheurs de passage, avides d’espace et d’étonnement. Alors j’ai pris le petit sac à dos et j’ai marché pour tirer un peu mon horizon de ma fenêtre. Il faisait bigrement doux. Je me suis fait ami du vent, des pies, des vieilles pierres, des affiches du temps. Ici une plante bien cachée dans une anfractuosité du mur près du terrain de football, là une très vieille cour pavée, bien à l’abri des regards de ce siècle ; là encore une crèche magnifique cachée à demi par des carreaux salis juste à coté de la prison des femmes…

     

    Je marche en douce poétique. C’est une petite escapade, une errance d’une poignée d’heures. Une petite rôderie avec l’appareil photo dans la poche de la veste. Il y avait des mots qui reprenaient place dans mes pensées. Il y avait, il y a des choses à voir à chaque pas, croisement, des vies qui vont et qui viennent à tout moment.

     

    Il y a ces chants au conservatoire de Viroflay, ces pas de danse à Versailles, cette femme au téléphone qui a des idées et des choses à dire sur le parlement, cette serveuse débordée par les évènements, ces lycéens presque fiers d’être d’ici, ces escaliers qui me parlent, ces heureux retardements.

     

     Il y avait ce matin comme un air de cheminement. Une simple expérience, une sensation au monde qui fait du bien au corps, aux rêves de dedans. L’esprit intact au demeurant.

     

    J’ai vu quelques chercheurs de passage. Ces trois jeunes sur le banc avec des écrans éteints. Un vieil homme aux cheveux très blancs, les yeux rivés vers une branche taquine, au dessus des jonquilles sorties de terre. J’ai aperçu ces hommes en transit, partis chercher le pain, ces femmes avec leurs yeux portés sur  leurs enfants juchés sur toutes les hauteurs. Le sacré sur tout le parcours. Surtout des gens comme moi tout en interrogation, chacun sur son chemin, chacun son mystère de toute façon.

     

    J’ai vu quelques chercheurs de passage.

    Une balade avec des chercheurs de passage.

     


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